| L'IPLH et l'Entreprise |
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D es liens particuliers relient l’institut à l’entreprise. L’histoire de Léon Harmel est d’abord celle d’un patron chrétien engagé dans sa filature du Val-des-Bois. Or aujourd’hui l’expérience humaine fondamentale du travail se déroule essentiellement dans l’entreprise où s’ incarne tous les rapports de l’homme à la modernité. L’entreprise devient un des creusets majeurs de la formation humaine.
Elle régule la vie des personnes et des familles. Elle codifie les rapports sociaux par les hiérarchies qu’elle établit. Elle aménage le territoire, particulièrement les villes et les voies d’accès, de sorte qu’elle influe sur l’environnement en bien ou en mal. Elle répand ses richesses ou sa pauvreté au gré de ses réussites ou de ses crises. Son bouillonnement interne imprègne les consciences et recouvre progressivement toute la société. Ainsi en va t-il de l’action syndicale, des valeurs véhiculées par l’emploi ou le non-emploi, des défaites ou des victoires dans la guerre économique mondiale où elle est engagée de la TPE à la multinationale... L’entreprise est aussi un partenaire des institutions. Les rapports entre l’économique et le politique, l’entreprise et l’état peuvent être interprétés comme un antagonisme. Cette lutte possède ses armes : la fiscalité, le droit, la lutte d’influence, le pouvoir et l’argent. Dans ces combats, la personne humaine est la grande oubliée. La formation, éclairant ce contexte, peut dénouer les faux conditionnements et aider chacun à retrouver les finalités anthropologiques, donner du sens à sa vie et la guider vers la prise de responsabilités civiques, associatives, syndicales ou politiques. |